L’immatériel : moteur de l’économie

 

L’immatériel prend une part croissante dans les activités humaines et transforme l’économie. Au milieu du 20ème siècle, un fabricant de machines, IBM, était encore leader sur le marché de l’informatique avec des ordinateurs dont les dimensions étaient imposantes. Progressivement les ordinateurs se sont miniaturisés tout en devenant plus puissants et Microsoft, spécialiste du logiciel, a supplanté le constructeur d’ordinateur et capté une bonne part de la valeur ajoutée de la filière. Au début du 21ème siècle, Microsoft est détrôné à son tour. Google, l’entreprise qui maîtrise l’information, devient le leader des nouvelles technologies.
Les vagues de fond qui dématérialisent l’économie n’ont pas fini de déferler.

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La montée de l’économie collaborative

 L’internet a favorisé l’émergence d’une économie collaborative entre personnes qui s’organisent entre elles pour mener un projet en commun, comme par exemple la création d’un logiciel libre, ou gérer une activité sur une base coopérative. Ainsi, dans le sud de la France, des journalistes indépendants se sont organisés pour lancer le réseau Oc-infos, un concept très original et innovant qui renouvèle sur l’internet la presse quotidienne régionale en Occitanie. Sur les communes d’une collectivité territoriale, des correspondants collectent l’information hyper locale et nourrissent eux-mêmes, en continu, 24h/24, l’édition numérique du journal du territoire. Des rubriques sur le patrimoine, la culture, l’environnement… sont partagées par toutes les éditions et contribuent à donner la cohérence à l’ensemble. C’est l’addition des informations locales qui fait sens et nourrit la ligne éditoriale. Le succès d’audience est tel que le réseau, parti de Sète la ville de Brassens et de Paul Valéry, maille peu à peu une zone de plus en plus vaste : Montpellier, Béziers, Agde, etc.
Cette économie collaborative se fonde sur des valeurs communes, entre égaux qui définissent leurs propres règles d’organisation et de partage. Le numérique redonne ainsi un nouvel élan à l’esprit des coopératives, comme les jardins partagés ont récemment redonné un coup de jeunesse aux prés communaux dont l’origine remonte au néolithique.

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travail : profondes mutations en vue

Dans les prochaines décennies la globalisation de l’économie planétaire aura des conséquences de plus en plus visibles sur le marché du travail. Les entreprises maintiendront de moins en moins une organisation figée avec des salariés en contrat à durée indéterminée. Elles fonctionneront selon une logique de projets, au niveau local et au niveau international. Pour un travail donné, une entreprise cherchera les meilleures compétences pour constituer l’équipe qui mènera à bien le projet, pour quelques mois ou pour plusieurs années.

Pour certains métiers du savoir, les nouveaux outils numériques de communication et de travail collaboratifs permettront d’organiser le travail via l’internet, gommant ainsi les contraintes de fuseaux horaires et de géographie. Les jeunes d’Afrique et d’Asie, de plus en plus nombreux et surtout de mieux en mieux éduqués devraient être en mesure de tirer profit des ces évolutions et de s’insérer dans les équipes travaillant en ligne.

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Le monde virtuel et le monde réel s’interpénètrent

La réalité virtuelle (en anglais, virtual reality ou VR) permet de plonger une personne dans un monde artificiel créé numériquement. Avec un casque de vision et éventuellement des accessoires annexes munis de capteurs sensoriels pour simuler le toucher, l’odorat ou encore le goût, la personne peut interagir intuitivement et naturellement avec ce monde. La réalité augmentée permet quant à elle de superposer au réel une couche d’information ou d’effets digitaux. Bien que différentes ces technologies ont un point commun : elles mélangent le monde digital et le monde physique.
D’abord utilisées pour des applications ludiques ou récréatives, la réalité virtuelle trouve à présent des débouchés dans la sphère professionnelle. On la trouve dans l’ingénierie, la construction immobilière, l’enseignement, la formation professionnelle pour simuler un poste de travail ou de conduite, le marketing pour tester des univers de consommation ou des configuration de linéaires de supermarchés, la publicité pour vendre un produit, une destination de voyage… et même en politique.

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Le capitalisme s’autodétruit

 

Tout système économique fini par être remplacé par le suivant. Le système féodal a tenu quelques siècles puis il disparu. La capitalisme qui a vu le jour avec la révolution industrielle du 19ème siècle donne aujourd’hui des signes d’essoufflement avec ses crises à répétition, ses inégalités croissantes et ses impacts négatifs sur l’environnement.
Marx, qui était d’abord un excellent économiste, était convaincu que le capitalisme était voué à l’autodestruction. Il se pourrait fort que sa prédiction se réalise au cours de ce siècle.

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L’économie du partage : nouvelles perspectives

 L’économie de partage renforce le lien social, rentabilise les équipements, réduit le gaspillage et préserve l’environnement. Elle bouscule ainsi de nombreux secteurs d’activités et induit de nouveaux comportements. D’alternatifs, les entrepreneurs de l’économie du partage sont toutefois devenus de vrais hommes ou femmes d’affaires. Avec une croissance annuelle à deux chiffres, le poids de l’économie du partage devrait dépasser les 500 milliards d’euros d’ici 2025.

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Les métiers de demain

« Les rêves donnent du travail » 
Paulo Coelho

Les experts des ressources humaines sont unanimes : 70% des enfants qui naissent aujourd‘hui exerceront des métiers qui n’existent pas encore.

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L’homme et la machine deviennent partenaires

 

Il y a beaucoup de fantasmes autour des robots. Un robot n’est qu’une machine conçue pour accomplir automatiquement des tâches en imitant ou reproduisant, dans un domaine précis, des actions humaines.
Les robots ne datent pas d’aujourd’hui. Cela fait déjà longtemps qu’ils travaillent sur les chaînes de montages des constructeurs automobiles, qu’ils remplacent les hommes pour les opérations dans les zones dangereuse des centrales nucléaires ou qu’ils exécutent des tâches répétitives dans de nombreux secteurs industriels. La nouveauté ce sont les nouvelles fonctionnalités que ces robots acquièrent avec le numérique et les nouvelles technologiques.
Les robots intelligents et dotés de technologie apprenante (machine learning) ne sont déjà plus cantonnés aux laboratoire, ils ont déjà nombreux à être opérationnels. Le déferlement imminent de l’intelligence artificielle, apte à exploiter des masses de données (big data) va avoir un impact profond sur le système productif bien plus rapidement que ce ne fut la cas avec l’arrivée de l’électricité ou plus récemment encore de l’internet. Cette intelligence artificielle couplée à des machines pourra automatiser la plupart des processus de production ce qui bouleversera le monde industriel et pourra générer d’importantes tensions.

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Le consommateur restera roi

 

Globalement le monde évolue vers davantage de prospérité. Des classes moyennes apparaissent en Chine, en Inde, au Brésil et dans nombre de pays émergents. L’économie du savoir s’impose progressivement partout et prend le relai de l’agriculture et de l’industrie comme moteur du développement. Les consommateurs deviennent davantage demandeurs de services et de produits liés à la santé, à la qualité de vie, à la culture et aux loisirs. Ils attachent davantage d’importance aux facteurs environnementaux, au bien-être animal, etc.
Par ailleurs l’augmentation général de l’instruction, la montée de l’individualisme et le souhait de chacun de participer aux décisions qui le concerne amèneront le client à vouloir toujours davantage personnaliser les produits qu’il achète que ce soit sa voiture, les vacances organisées sur mesure par son agence de voyage, les services de sa banques, etc.

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A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


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