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Couveerture du livre L'avenir en perspective de Jacques Carles et michel Granger

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L’épuisement des ressources

L’homme est en train d’épuiser la planète. L’air, l’eau, les terres arables, les forêts, les énergies fossiles et les minéraux ne sont pas des ressources illimitées. L’explosion de la population et de sa consommation ne peuvent se poursuivre encore bien longtemps. Par ailleurs avec le processus en cours de réduction de la biodiversité, c’est l’avenir de l’ensemble des êtres vivants de la planète qui est en jeu.

Cette page fait le point sur l'ensemble des ressources naturelles de la planète.

 

La planète est surexploitée

L'air, l’eau, la terre, les minéraux, le pétrole, le bois, le sable, la faune sauvage... Les ressources naturelles sont indispensables ou utiles aux humains mais elles ne sont pas inépuisables. Avec la croissance exponentielle de sa population et l’élévation progressive de son niveau de vie, l’espèce humaine ne se contente plus de l’usufruit que lui offre la nature, elle entame dangereusement son capital.

Selon le Global Footprint Network qui suit l’empreinte écologique et la capacité biologique naturelle de plus de 150 pays, la Terre est entrée en déficit écologique dans les années 1970. Depuis lors, chaque année, les prélèvements effectués par les êtres humains sur la nature ne permettent plus à la Terre de reconstituer ses stocks naturels. Ainsi l’humanité consomme actuellement 168% des ressources disponibles de la planète. Qui plus est, des écarts importants s’observent entre les pays et les continents. Par exemple si tous les habitants du monde se comportaient comme des Luxembourgeois, il ne faudrait pas moins de 7 planètes pour assurer leur train de vie. Si le monde était peuplé d’Américains ou de Canadiens, ils auraient besoin de 5 planètes. Dit autrement, un monde peuplé de Luxembourgeois aurait épuisé les ressources terrestres disponibles annuellement dès le 17 février et un monde peuplé de nord-américains aurait consommé son quota annuel dès la fin mars !

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Matières premières: vers la pénurie?

En 1900, l’humanité consommait 7 gigatonnes de matières premières [1]. Actuellement nous en utilisons 12 fois plus et nous extrayons quelque 85 gigatonnes de la planète. Les pays les plus riches consomment encore en moyenne dix fois plus de matières chaque année que les pays les plus pauvres : entre 20 et 25 tonnes par an et par habitant en Europe et en Amérique du Nord, 14 en Chine, 13 au Brésil, 9 à 10 en Amérique latine et 3 en Afrique.

Selon une étude2 dirigée par Alicia Bárcena Ibarra, dans le cadre du programme des Nations-Unies pour l’environnement, si le monde continue à fournir des logements, du transport, de la nourriture, de l'énergie et de l'eau au même rythme qu'actuellement, les dix milliards d'habitants de la planète Terre auront besoin de 180 milliards de tonnes de matières premières chaque année à l'horizon 2050 afin de pouvoir 
satisfaire la demande.


Consommation mondiale de matières premières [2]
en gigatonnes

 

L'accélération de la consommation mondiale des matières premières à partir des années 2000 résulte du décollage économique des pays émergents, comme la Chine, qui connaissent des transformations industrielles et urbaines nécessitant des quantités de fer, d'acier, de ciment, d'énergie et de matériaux de construction sans précédent.

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La fin des hydrocarbures

plateforme pétrolière

Les hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon) ont mis plusieurs centaines de millions d’années pour se former à partir des débris des êtres vivants dont la matière organique s’est transforme peu à peu en énergie fossile. Les gisements les plus anciens datent de 500 millions d’années et les plus récents de quelque 20 millions d’années. Des gisements se sont formés à presque touts les époques géologiques : à l’ère primaire (par exemple en Algérie, il y a 400 millions d’année), à l’ère secondaire (par exemple en Russie, il y a 200 millions d’années) ou à l’ère tertiaire (par exemple aux Etats-Unis, il y a 50 millions d’années). Les hydrocarbures de par leur origine ne sont présents que dans la croute superficielle de la terre et, contrairement aux métaux, ils ne sont donc pas présents dans les couches internes du manteau terrestre.
Les hydrocarbures fournissent encore à l’heure actuelle 81% de l’énergie consommée dans le monde se répartissant comme suit : pétrole (32%), charbon (28%) et gaz naturel (21%). Le reste de l’énergie nécessaire provient de la biomasse [1] (10%), du nucléaire (5%), de l’hydroélectricité (2,5%) et de diverses sources (1,5%) : solaire, éolien, géothermie, marémotrice…
L’offre annuelle mondiale des diverses sources d’énergie primaires est d’environ 14 milliards de tonnes d’équivalent pétrole. Elle a doublé durant les 30 dernières années et devrait connaître un nouveau doublement d’ici 2050 compte-tenu de l’explosion démographique et de la demande prévisible des pays émergents.
Au rythme actuel de la croissance de la consommation, les experts reconnus semblent d’accord pour estimer que le pétrole et le gaz de la Terre devraient être épuisés entre 2050 et 2080, le charbon comme l’uranium devraient l’être dans le courant du prochain siècle.

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L’Eau: un bien rare et précieux

 l'esau ressource rare

L'eau recouvre 72% de la surface du globe et la quantité d’eau présente sur Terre est estimée à 1,4 milliard de milliards de mètres cube ! La plus grande partie (97,2%) de cette eau se trouve dans les mers et les océans. L’ensemble des eaux douces ne représente donc que 2,8% du volume global dont 2,1% sous forme de glace et de neiges permanentes (glaciers, banquise, inlandsis). L’eau douce disponible ne représente au final que 0,7% du total de l’eau présente à la surface de la terre.

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La course aux terres arables

 terre arable

Sur les 13 milliards d’hectares de terres émergées de la planète, seuls 1,6 milliard d’hectares sont des terres arables, le reste est occupé par la forêt (4,0 milliards d’hectares), les prairies ou les pâturages (3,3 milliards d’hectare) et les terres inutilisables (l’antarctique, les déserts, les iles rocheuses, le zones urbaines, etc.). Les terres arables sont donc limitées.

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L’air: la pellicule qui assure notre survie

L’air, ou plus exactement l’oxygène qu’il contient, est indispensable à la vie sur Terre. Cet air si précieux qui nous entoure et que nous respirons, l’atmosphère, n’est en fait qu’une mince enveloppe gazeuse qui entoure notre planète. De plus, seule la couche la plus basse, de 15 km d’épaisseur, abrite des êtres vivants.

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La forêt menacée

foret

Des millions d’êtres humains dans le monde entier sont tributaires des forêts comme source de médicaments, de matériaux de construction, de combustible, de revenus et de nourriture. Dans certaines zones, les forêts soutiennent l’élevage en offrant du fourrage aux animaux, tandis que dans d’autres - par exemple, les marais de mangrove côtiers - elles aident les pêches locales.
Les forêts et les terres boisées jouent également un rôle essentiel dans la conservation d’autres ressources fondamentales, comme l’eau et les sols. Elles aident à filtrer et à maintenir l’approvisionnement en eau, protègent les sols de l’érosion et les terres de la dégradation. Les forêts sont également de riches réservoirs de diversité biologique. Enfin elles servent de modérateur du climat et freinent le réchauffement de la planète en éliminant le dioxyde de carbone de l’atmosphère.
Les forêts couvrent 31% de la surface terrestre. Les deux-tiers de cette superficie se trouvent dans les 10 pays les mieux dotés en forêts. Dans 54 autres pays les forêts occupent moins de 10 pour cent de la superficie totale des terres et dix pays n’en possèdent pas du tout.
Depuis 25 ans, la superficie forestière mondiale est passée de 4,1 milliards d’hectare à un peu moins de 4 milliards d’hectare, soit une diminution de 3,1%. Le rythme des pertes nettes a sensiblement ralenti au fil du temps pour ne plus représenter que 0,08% l’an selon les derniers chiffres connus.

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L’activité minière à la peine

 mine de fer

Dans le secteur minier, plusieurs indices illustrent les difficultés à venir. Par exemple, la concentration en métal dans le minerai ne cesse de diminuer depuis plusieurs décennies pour de très nombreux métaux (cuivre, or, plomb, zinc, uranium, nickel, argent, etc.). Cette baisse tendanciel le s’observe un peu partout dans le monde, quelque soit le pays d’extraction.
Le minerai doit par ailleurs être recherché dans des zones de moins en moins accessibles ou à des profondeurs de plus en plus importantes. La mine de cuivre à ciel ouvert de Bingham Cayon aux Etats-Unis atteint déjà la profondeur de 1200 mètres, la mine de Chuquicamata, autre mine de cuivre à ciel ouvert au Chili, s’enfonce de 800 mètres. La mine de cuivre, zinc et plomb du Mont Isa en Australie atteint la profondeur de 1800 mètres. Dans le nord-ouest du Québec, la mine La Ronde située dans la région de l’Abitibi, qui produit de l’or, de cuivre, du zinc et de l’argent, descend à 2200 mètres. Le record du monde est détenu par la mine d’or de Tau Tona en Afrique du sud : les mineurs mettent une heure pour descendre au fonds du puits à quelque 4 km de profondeur.
Par ailleurs les investissements nécessaires dans le secteur minier deviennent pharaoniques. Par exemple, la mine à ciel ouvert de cuivre et d’or d’Oyu Tolgoi, située dans le désert de Gobi en Mongolie, a coûté quelque 10 milliards de dollars au consortium créé par le groupe canadien Turquoise Hill Resources (66%) et le gouvernement Mongol (34%).
Ce n’est donc pas tant l’épuisement des ressources métalliques qui pose problème mais la nécessité de disposer à la fois d’un savoir-faire spécialisé, de moyens technologiques adaptés et de capitaux considérables pour l’exploration, la découverte et l’exploitation de nouveaux gisements.

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Restaurer la biodiversité ?

 mammouth

La biodiversité est menacée sur Terre et un processus d’extinction massive du vivant est probablement en cours : une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit, plus d’un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d’extinction mondiale[1]. Après la disparition de quelques 800 espèces dans les 50 dernières années, selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, ce sont plus de 25.000 espèces qui pourraient bientôt disparaître.
Plus préoccupant encore le rythme de ces disparitions s’accélère. Il serait de plusieurs centaines de fois plus élevé que le taux naturel d’extinction, évalué d’après les données paléontologiques. Bien que l’estimation de cette vitesse de disparition des espèces soit encore un thème de débat, il semble qu’un consensus se fasse autour d‘une vingtaine d’espèces perdues chaque année. Si une telle estimation vertigineuse se confirmait, l’extinction en cours pourrait être du même ordre de grandeur que la 3ème extinction massive, celle du permien il y a 250 millions d’années, durant laquelle ont disparu près de 90 % des espèces alors vivantes. Le processus en cours serait donc bien plus sévère encore que le dernier épisode d’extinction, celui du crétacé, qui occasionna la disparition des dinosaures et de 50% des espèces vivantes, il y a 65 millions d‘années.
Sans nier l’existence du problème, il convient malgré tout de le replacer dans la perspective du temps long pour s’apercevoir que ce qui est annoncé comme la pire catastrophe devrait pouvoir être géré rationnellement par Homo sapiens.

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Le sable est aussi une ressource rare

sable carriere 

Le sable est d’abord utilisé, avec le gravier, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Son usage ne se limite cependant pas à la construction des bâtiments ou des routes. Le sable siliceux est tout aussi indispensable pour l’industrie du verre, pour la filtration et le traitement de l’eau potable, pour les puces de silicium et bien en d’autres industries. On le retrouve donc, sous une forme ou sous une autre, dans nombre d’objets courants aussi variés que nos dentifrices, nos pneus, nos détergents, nos cosmétiques, nos peintures, nos téléphones et nos ordinateurs. Le sable coquillier, particulièrement calcaire, sert quant à lui pour les amendements agricoles.
Le sable et le gravier sont aujourd’hui devenus des produits alimentant un marché mondial colossal, plus important encore que celui des hydrocarbures. Pour répondre à la demande, environ 40 milliards de tonnes de sable et de gravier sont actuellement extraits dans le monde chaque année [1]. Une quantité qui représente deux fois la quantité annuelle des sédiments charriés par toutes les rivières et fleuves du monde.

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Exploitation des mers : limite atteinte

 peche thon

La consommation de poisson et autres animaux aquatiques de cesse d’augmenter de par le monde. Alors qu’elle n’était encore que de 7 kg par personne en 1950, elle dépasse à présent les 20 kg par personne. Ces moyennes masquent néanmoins des différences importantes d’un pays à l’autre, selon son degré de développement ou sa culture.

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La biosphère s’appauvrit

okapiOkapi

La biosphère (plantes, animaux, champignons, bactéries, etc.) n’est pas qu’une ressource au sens d’un stock végétal et animal, c’est un ensemble harmonieux dans les composantes, y compris, l’espèce humaine, sont en constante interaction avec la planète. Le monde vivant respire et échange des gaz avec l’atmosphère, il puise dans la terre les minéraux indispensable à son existence. La terre et la biosphère forme un tout dont les parties sont dépendantes les unes des autres. Ainsi que le rappelle le professeur Gilles Boeuf, professeur à la Sorbonne, « un corps humain, c'est au moins autant de bactéries, sur la peau et à l'intérieur du corps, que de cellules humaines ». [1]
La biodiversité est essentielle à notre propre survie. Elle est à l’origine de l’oxygène que nous respirons et c’est elle qui nous permet de trouver notre nourriture. C’est encore elle qui nous procure notre laine, notre cuir, notre bois, nos parfums, nos médicaments, etc.

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A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


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