La vie en société

L’égalité des femmes et des hommes s’impose dans tous les domaines et modifie en profondeur l’organisation de la société. Elle a des implications fortes sur nos modes de vie et en particulier sur la famille dont la configuration peut revêtir de multiples formes : famille traditionnelle, recomposée, monoparentale, homoparentale. Sexualité, procréation, parentalité se dissocient. Des sexualités nouvelles apparaissent y compris avec des robots et la procréation technologiquement assistée, voire planifiée, progresse. Le métissage des populations s’accélère et la plupart des langues disparaissent au profit de quelques langues dominantes dont le français, le mandarin et l’espagnol qui se renforcent face à l’anglais.
Les signes de désaffection pour la religion se multiplient partout y compris pour l’Islam dont le centre de gravité bascule du monde arabe et du Moyen-Orient vers le sud-est asiatique. La spiritualité ne disparaît pas pour autant et se nourrit des aspirations de tolérance et d’échange qui naissent de la société globale. Les villes de demain intègreront les nouvelles technologies et répondront aux défis sociétaux... Les articles de cette section illustrent ces différentes thématiques

L’habitat de demain au Futuroscope

 

En 2050, plus de 70% de la population mondiale vivra en ville. De grands défis humains et écologiques s’imposent face à cette urbanisation massive.
Comment loger les 9 d’humains qui peupleront la Terre en 2050 ? Comment nourrir la population d’une planète, dont les ressources sont de plus en plus limitées ? Comment émettre moins de carbone et lutter contre le réchauffement climatique ?

L’exposition-événement Villes 2050 qui se tient au parc du Futuroscope de Poitiers jusqu’à fin 2018 apporte déjà quelques réponses.

Des bâtiments biomimétiques produisant leur propre énergie, des tours et des navires dépollueurs, des cités flottantes, des fermes maraîchères verticales… Découvrez les solutions hors normes imaginées par l’architecte visionnaire Vincent Callebaut qui répondent aux grands défis urbains et écologiques du 21ème siècle de .

Avec plus de 50 projets dont certains sont en construction, cet architecte franco-belge spécialiste du biomimétisme milite pour une architecture porteuse de sens et de nouveaux modes de vie, tournée vers l’homme et respectueuse de son environnement. 

 

Le futur des langues

La plupart des langues vont disparaître

 Environ 7.000 langues différentes sont parlées dans le monde mais 97% de ces langues comptent moins d’un million de locuteurs, certaines n’en ayant même que quelques dizaines. La Papouasie-Nouvelle Guinée, un pays grand comme la Suède, peuplé de moins de 10 millions d’habitants illustre cette diversité linguistique avec plus 800 langues encore parlées sur son territoire.
Toute langue est périssable et moins elle a de locuteurs plus elle est en danger. Dans le contexte actuel de mondialisation, on estime que 90% des langues vont disparaître d’ici la fin de ce siècle. La langue permet de communiquer mais aussi de réfléchir et de penser. Elle est un élément clé d’une culture et de la vision du monde du groupe humain qui l’utilise. Le processus en cours d’extinction de la plupart des langues parlées sur Terre correspond donc à un appauvrissement considérable du patrimoine culturel de l’humanité.
Parmi les 15 langues les plus parlées dans le monde on retrouve les 6 langues officielles utilisées par l'Organisation des Nations unies : l'anglais, le chinois (mandarin), l’espagnol, l’arabe, le français et le russe. On note aussi l’hindi qui n’est pas une langue officielle de l’ONU mais qui est cependant aujourd’hui davantage parlé que le français ou le russe. Le bengali, le malais, l’ourdou et le coréen font parties de la liste des langues les plus parlées à coté des langues qui nous sont plus familières comme le portugais, l’allemand, le japonais ou l’italien.

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Nous serons tous riches

Selon le magazine américain Forbes, le nombre des milliardaires que compte la planète a franchi pour la première fois, en 2017,  la barre des 2000 personnes. Pour être précis, 2043 super-riches possédaient plus de 7000 milliards de dollars soit en moyenne plus de 3,5 milliards chacune. Huit d’entre eux possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Les 200 millions de personnes les plus fortunées concentrent à elles seules plus de trois-quarts de la richesse du monde.
Notre hypothèse est que dans quelques siècles, quand la population mondiale sera revenue à son niveau d’équilibre de 200 millions d’individus, les habitants de cette terre seront de nouveau proches de la nature et connaîtrons une situation comparable aux super-riches d’aujourd’hui.

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L’égalité des hommes et des femmes progresse

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT) le taux d'activité dans le monde des femmes en âge de travailler est inférieur à 50% alors qu’il dépasse les 75% pour les hommes. Ces moyennes recouvrent cependant des situations très diverses selon les pays. La proportion la plus élevée de femmes actives s’observe en Islande : 83% (contre 87% pour les hommes) et la plus faible en Jordanie : 15% (contre 67% pour les hommes). D’une façon générale, le taux d’emploi des femmes va de 15 à 30% dans les pays où les modes de vie traditionnelles et la religion sont encore très présents (Asie du sud, Moyen-Orient, Turquie, Afrique du Nord, Amérique latine et Caraïbes) pour atteindre 60 à 70 dans les pays les développés et jusqu’à 80% en Europe du Nord. La France se situe à la moyenne européenne avec un taux d’activité des femmes de 62% (contre 69% pour les hommes) [1].

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Vers le bonheur ?

 

Le 21ème siècle sera critique pour l’humanité. Le pire peut encore arriver : extinction de notre espèce faute d’avoir pris les mesures pour préserver l’environnement et le climat de notre planète, guerre nucléaire, guerre bactériologique, pandémies majeures, etc. Notre hypothèse, cependant, privilégie un scénario optimiste sur la base des tendances lourdes  qui montrent que, malgré les graves problèmes du moment, l’espèce humaine va vers moins de violence, moins de conflits, plus d’intelligence. Au-delà des hauts et des bas du court terme, au-delà de régressions ponctuelles observées ici et là, elle saura répondre aux enjeux qui sont liés à son action sur la planète. Notre pronostic est qu’Homo sapiens, une fois sa population maîtrisée, va bâtir une civilisation heureuse capable de durer encore pendant des millénaires.

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L’inévitable métissage humain

 

Partant du berceau africain, les hommes ont mis des dizaines de milliers d’années pour peupler l’ensemble de la planète. Au fil du temps ils ont évolué et acquis des spécificités selon l’environnement du lieu où ils s’étaient fixés. Ces différences, comme par exemple la pigmentation de leur peau, sont peu à peu devenues visibles au point que l’on a pu parler de races humaines. Les biologistes savent aujourd’hui que ce terme de race est scientifiquement impropre en ce qui concerne le genre humain mais il fut et est encore la cause de crimes et d’immenses souffrances. L’apparition de caractéristiques « raciales » au sein de la famille humaine n’a pour autant pas empêché le « métissage » des populations depuis la nuit des temps.

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L'urgence est de gérer le long terme

La croissance de la population et de sa capacité collective d’intelligence se traduit par un développement sans précédent et de plus en plus rapide de la technologie, laquelle induit à son tour d’importants changements de société.
Il a fallu plus d’un un siècle pour que le bateau à vapeur supplante le bateau à voile, il a encore fallu plusieurs décennies pour que le téléphone, l’avion ou l’automobile se généralisent, la télévision a mis 40 ans pour s’imposer, en 20 ans les ordinateurs étaient partout, en 10 ans les nouvelles technologies du numérique et de l’internet ont changé le monde et en quelque 5 ans les smartphones et les réseaux sociaux étaient sur tous les continents.
Le progrès technologique s’accélère et parallèlement tout va plus vite.

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Le mariage n’est plus ce qu'il était

 

Les historiens nous apprennent que les premières formes de vie en couple apparaissent dès l’âge de pierre pour réguler les conduites sexuelles et fournir un cadre pour élever les enfants. Le concept de mariage a toutefois revêtu de nombreuses formes et n’a cessé d’évoluer au fil des siècles.
Si on se réfère à la bible, le roi Salomon avait 700 épouses et 300 concubines. Sur longue période, quel que soit le continent, la polygamie a été souvent la norme. Elle le fut encore il y a peu en Amérique avec les Mormons et elle n’a pas encore totalement disparue dans certains pays musulmans et en Afrique.

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La conscience d'être

 

Les progrès en matière d’intelligence artificielle et les avancées dans les neurosciences conduisent peu à peu l’homme à la clairvoyance de sa propre condition.
Cogito ergo sum. Je pense donc je suis. La célèbre formule de Descartes exprime la conscience que l’homme a de lui-même. Le chien, la fourmi, le ver de terre ou les animaux en général voire le règne végétal ont-ils cette conscience d’eux-mêmes ? Les objets peuvent-ils être conscients ? Un système fabriqué par les humains peut-il devenir conscient dans certaines conditions ? La question est d’autant plus actuelle que certaines machines sont sur le point d’acquérir une intelligence supérieure à celle de l’homme.

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Des religions à la spiritualité

 

Dans le cadre d’une étude globale sur le futur des religions, le centre de recherche américain PEW estime qu’en 2050, du fait du dynamisme démographique des populations musulmanes, l’Islam représentera, 30% de la population mondiale, presque autant que le christianisme (31%) qui bénéficiera de la croissance démographique des chrétiens d’Afrique et du prosélytisme protestant un peu partout dans le monde. Le reste de la population se répartira entre les religions asiatiques (bouddhisme, hindouisme, etc.) et les athées ou les agnostiques qui représentent plus de la moitié de la population dans certains pays occidentaux et en Chine. Enfin la population juive, en Israël et dans le monde, devrait retrouver en 2050 le niveau qui était le sien avant la Shoa et l’expulsion des juifs du monda arabe[1], soit 20 millions de personnes (0,2% de la population mondiale).
Selon cette même étude, l’Islam progressera en Europe mais dans des proportions qui n’ont rien à voir avec les prédictions fantaisistes de certains medias annonçant le « grand remplacement ». Les européens d’origine musulmane qui représentent actuellement 5% de la population pourrait atteindre jusqu’à 14% de la population du continent si que l’afflux record de réfugiés que l’Europe connaît actuellement se poursuivait sans discontinuer jusqu’en 2050. Si toute l’immigration s’arrêtait de manière immédiate et définitive, cette population continuerait néanmoins d’augmenter pour atteindre 7% en 2050, du fait de la jeunesse des migrants et de leur taux de fertilité. La Suède qui pratique une des politiques d’accueil les plus généreuses en Europe pourrait voir passer sa population d’origine musulmane de 8% actuellement à un niveau entre 11 et 30 % à l’horizon 2050. En France, dont la population musulmane actuelle est également de 8%, les projections de l’étude Pew conduisent à un taux de musulmans compris entre 12 et 18%. Ces projections, basées pour l’essentiel sur la prolongation des données démographiques actuelles sont cependant à prendre avec beaucoup de précaution car elles ne tiennent pas compte d’une évolution de fond qui se fait jour à propos des religions et que nous allons expliciter.

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L’habitat partagé

L’habitat du futur ne se contentera pas d’être écologiste et connecté. Il sera aussi de plus en plus partagé.

Dans le passé, plusieurs générations pouvaient vivre sous le même toit. La solidarité familiale s’exerçait vis à vis des aînés. Dans la mesure où la protection sociale n’était pas assurée par l’état, le contexte économique ne permettait pas de faire autrement. Aujourd’hui, dans de nombreux pays développés, l’état-providence et les maisons de retraite ont pris le relai mais pour combien de temps ?

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Homo sapiens : enfin !

 

La nature humaine est l’ensemble des éléments, biologiques ou comportementaux, qui sont commun aux hommes. Cette nature humaine n’est donc pas uniquement inscrite dans les gènes. Elle dépend également de son contexte environnemental et sociétal. Les interactions entre l’inné et l’acquis sont telles, en ce début du 21ème siècle, que l’on voit d’abord les différences entre les hommes avant de voir leurs traits communs. Pourtant les forces de convergence sont à l’œuvre.

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A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


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