Vers le bonheur ?

 

Le 21ème siècle sera critique pour l’humanité. Le pire peut encore arriver : extinction de notre espèce faute d’avoir pris les mesures pour préserver l’environnement et le climat de notre planète, guerre nucléaire, guerre bactériologique, pandémies majeures, etc. Notre hypothèse, cependant, privilégie un scénario optimiste sur la base des tendances lourdes  qui montrent que, malgré les graves problèmes du moment, l’espèce humaine va vers moins de violence, moins de conflits, plus d’intelligence. Au-delà des hauts et des bas du court terme, au-delà de régressions ponctuelles observées ici et là, elle saura répondre aux enjeux qui sont liés à son action sur la planète. Notre pronostic est qu’Homo sapiens, une fois sa population maîtrisée, va bâtir une civilisation heureuse capable de durer encore pendant des millénaires.

Le bonheur n’est pas simplement de combler un désir éphémère ou d’éprouver une joie momentanée. Le bonheur correspond à sentiment de satisfaction et de plénitude qui perdure dans le temps.

De tout temps l’homme a recherché le bonheur mais la définition du bonheur peut varier d’une personne à une autre. Le bonheur est d’abord une affaire individuelle. C’est pourquoi les régimes totalitaires qui ont proposé le bonheur de tous se sont révélés catastrophiques. Tout comme souvent les religions qui, à un moment de leurs histoires, n’ont apporté que le malheur en cherchant à imposer aux autres « la » vérité qu’elles pensaient être les seules à détenir pour accéder au bonheur éternel.

Si la richesse ne fait pas le bonheur, avoir tout ce que l'on désire peut néanmoins y contribuer. Dans le futur, l’humanité peu nombreuse sera prospère. Les humains de la planète auront des biens en abondance. Quelque soit son lieu de naissance et son origine, chacun pourra avoir ce qu’il veut. La possession d’un objet accessible à tous ne pourra plus servir de marqueur de position sociale. L’objet ne pourra plus susciter l’envie ou la jalousie ni être source d’orgueil ou d’égoïsme.

La technologie permet d’assurer l’abondance des biens, le confort à tous et sans doute une forme d’immortalité mais elle ne peut garantir à elle seule la justice et l’équité à chacun ni assurer le bonheur à long terme de l’ensemble du genre humain.

Pas plus qu’aujourd’hui, l’avoir et le confort ne pourront suffire à rendre les hommes heureux. Le bonheur ne dépend pas que de biens matériels, il dépend aussi d’un état intérieur. Chacun devra donc continuer de trouver sa propre voie vers le bonheur. Chacun devra trouver des objectifs qui lui permettront de se valoriser à ses propres yeux. Libéré de la nécessité de travailler, l’homme aura la disponibilité pour des projets altruistes ou approfondir ses relations d’amour et d’amitié. La prise de conscience de l’interdépendance entre les être humains encouragera par ailleurs les attitudes coopératives favorable au bonheur. S’affirmer au détriment des autres deviendra un comportement asocial. Les normes éthiques et morales qui se seront imposées au fil des siècles favoriseront elles aussi la quête individuelle vers le bonheur. Un être retors ou immoral est rarement heureux. Un être fier de sa conduite l’est beaucoup plus facilement.

 

A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


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