biopiles photovoltaïques

Une équipe de chercheurs britanniques vient de réaliser une pile bio-photovoltaïque en utilisant une simple imprimante à jet d'encre [1].
Cette pile exploite la capacité photosynthétique des cyanobactéries pour transformer l’énergie solaire en électricité. Pour mémoire, rappelons que les cyanobactéries sont à l’origine de la formation de l’oxygène de l'atmosphère terrestre grâce à leur capacité de photosynthèse.


biopile photovoltaïque imprimée
(cyanobactéries en vert)

Pour réaliser l’anode de leur biopile les chercheurs ont utilisé une simple imprimante à jet d’encre pour déposer, sur un support papier, une première couche d’encre conductrice composée de nanotubes de carbone puis une seconde couche d’organismes photosynthétiques avec les cyanobactéries. Pour la cathode, ils ont déposé un hydrogel sur un papier carbone métallique en contact avec l’air.La pile fonctionne donc à la lumière comme un bio-panneau solaire et en absence de lumière comme une bio-batterie. Le jour, les électrons sont produits grâce au processus de la photosynthèse qui converti le CO2 en carbohydrate et la nuit les électrons proviennent de l’oxydation des carbohydrates ou autre composés carbonés issus de la photosynthèse de la journée.
En utilisant des assemblages de plusieurs de leurs biopiles hybrides, les chercheurs sont parvenus à générer un courant suffisant pour alimenter un petit ventilateur ou une LED. Ils imaginent même des papiers peints imprimés bio-solaires capable d’alimenter des capteurs de qualité de l’air ou des écrans intégrés pour diffuser de l’information.
Certes il reste encore du chemin pour en arriver là et accroitre l’efficacité de ces biopiles imprimées mais la technologie avance néanmoins rapidement tout comme les autres technologies du photovoltaïque organique.

 __________________________________

[1] Marin Sawa et al. Electricity generation from digitally printed cyanobacteria. Nature Communications, volume 8, Article n°1327 (2017) 

A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


Futuroscopie.org

Contact

Pour nous faire part de vos commentaires, de vos suggestions, de vos critiques remarques ou encore pour nous proposer un texte pour publication, contactez nous :

contact@futuroscopie.org