flash :

 Mission InSight : le lancement avec la fusée Atlas V s'est déroulé comme prévu le 5 mai 2018 depuis la base californienne de Vandenberg. Le voyage d'environ 485 millions de kilomètres devrait durer 6 mois pour une arrivée le 26 novembre 2018. L'astromobile qui sera déposé sur Mars aura pour objectif d'étudier le sous-sol profond de Mars, sa température et les vibrations grâce à un sismographe conçu par le CNES.

Un village lunaire vers 2030

de la terre à la lune

Dès 2015, Jan Wörner, directeur général de l'Agence Spatiale Européenne déclare au 66e Congrès international d’astronautique vouloir construire une base humaine permanente sur la Lune à l’aide d’une coopération internationale. L’idée est de créer un « village lunaire » doté des infrastructures nécessaires pour permettre aux nations participantes de lancer depuis la Lune des missions d’exploration lointaine. Il s’agit en quelque sorte de prendre la relève de la Station Spatiale Internationale (SSI) dont la fin est programmée vers 2025. Les ambitions sont cependant d’un autre niveau : la SSI est en orbite à quelque 400 km de la terre, avec la Lune, située à 384.000 kilomètres, on change d’échelle.En 2017, l’International space university [1] de Strasbourg a accueilli le premier congrès de l’association Moon Village qui œuvre pour la création de ce « village lunaire ». Plus d’une centaine d’experts venus de tous les continents de toutes disciplines étaient présents : chercheurs, ingénieurs, juristes, commerciaux, artistes, théologiens…
Guiseppe Reibaldi, président de l’association estime réaliste la création du village lunaire vers 2030. Pour le patron de l’ESA, outre les Européens, tous les peuples sont les bienvenus pour participer au projet : Américains, Russes, Chinois, Indiens, Japonais, etc.  Les Américains, les Russes et les Chinois, qui ont aussi leur propres programmes de bases lunaire à l’horizon 2030, se sont déclarés intéressés par le concept du village lunaire international proposé par l’ESA.

La Lune, n’ayant pas d’atmosphère, constitue une base idéale pour l’observation du cosmos et peut servir de point de départ privilégié pour des voyages plus lointain.
Sans atmosphère mais aussi sans cours d’eau, l'érosion due aux phénomènes météorologiques est absente sur la Lune. La tectonique des plaques, telle qu'on la connaît sur Terre, est également inexistante. La surface de la Lune n’a donc guère changée depuis 4,4 milliards d’année si ce n’est qu’elle garde les traces de tous les matériaux qui ont pu l’impacter depuis son origine. Comme la Terre primitive elle a traversé une période de bombardement intense d’astéroïdes il y a des milliards d’années et a elle a peut-être même reçu des débris éjectés de la Terre elle-même frappée par des astéroïdes. La Lune peut sans doute nous apprendre beaucoup sur son histoire mais aussi sur celle de la Terre et du système solaire.

[1] L’International Space University (ISU) ou Université spatiale internationale a été fondée en 1987 dans le Massachusetts aux USA puis transférée à Strasbourg en 1994.

A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


Futuroscopie.org

Contact

Pour nous faire part de vos commentaires, de vos suggestions, de vos critiques remarques ou encore pour nous proposer un texte pour publication, contactez nous :

contact@futuroscopie.org