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 Mission InSight : le lancement avec la fusée Atlas V s'est déroulé comme prévu le 5 mai 2018 depuis la base californienne de Vandenberg. Le voyage d'environ 485 millions de kilomètres devrait durer 6 mois pour une arrivée le 26 novembre 2018. L'astromobile qui sera déposé sur Mars aura pour objectif d'étudier le sous-sol profond de Mars, sa température et les vibrations grâce à un sismographe conçu par le CNES.

Station spatiale en orbite lunaire

 Le projet de station spatiale en orbite lunaire prend corps

Le projet de Station spatiale internationale autour de la Lune baptisé Deep Space Gateway (porte vers l’espace profond) prend forme. Annoncé en 2017 par Bill Gerstenmaier, responsable des vols habités à la NASA, ce nouveau programme a depuis reçu le soutien de l’Union européenne, du Canada, du Japon et de la Russie[2]. L’Inde et la Chine devraient également s’y associer.

Comme la Station Spatiale International terrestre, la future station lunaire aura pour mission de réaliser des études et des expériences scientifiques mais elle jouera aussi un rôle important pour les missions à destination du sol lunaire ou celles prévues vers les astéroïdes et vers Mars. Les équipages de cette station orbitale lunaire seront acheminés par le vaisseau Orion, une version modernisée du vaisseau Apollo qui avait permis aux États-Unis d'envoyer pour la première fois des hommes sur la Lune. Les Russes devraient être davantage concernés par les alunisseurs  et les infrastructures des bases lunaires. Les Indiens pourraient apporter une aide précieuse pour l’exploration compte-tenu de leur expérience dans la cartographie lunaire.   Pour mémoire, dès 2008, l’Organisation de la recherche spatiale indienne (ISRO : Indian Space Research Organisation), lançait Chandrayaan-1 et plaçait en orbite lunaire le satellite qui réalisa la première cartographie minéralogique détaillée du sol lunaire. C’est notamment cette mission qui identifia la présence de molécule d’eau et de glace dans les régions polaires de la Lune. Elle quantifia également les principaux minéraux constituant le sol de notre satellite naturel : silicium, fer, aluminium, titane, oxygène, hydrogène, etc.   Chandrayaan-2, lancé en 2018 et pesant plus de 3 tonnes, est en passe de fournir des informations encore plus précise sur notre satellite naturel.

L’arrivée à grande vitesse de l’Inde dans la course spatiale est aussi illustrée par l’envoi spectaculaire en février 2017 de 104 satellites en une seule fois avec la mission C37 du lanceur PSVL[3] mis au point par l’ISRO. Sur ces 104 satellites, 3 sont indiens et 101 étaient de clients étrangers : Etats-Unis, Kazakhstan, Israel, Pays-Bas, Suisse…

A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


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