V2G

 

A Copenhague, l’électricien italien ENEL et le constructeur automobile Nissan expérimentent le concept de véhicules connectés au réseau (V2G : « Vehicle to Grid ») à partir d’une flotte de voitures électriques e-NV200 hébergées par la société Frederiksberg Forsyning. Lorsque les véhicules ne sont pas utilisés, ils sont reliés au réseau électrique national danois et ils peuvent, en fonction de la demande, stocker de l’énergie ou en restituer au réseau national grâce à une plateforme logicielle de gestion des flux d’énergie développée par l’Université du Delaware. Le parc de voitures électrique de Frederiksberg Forsyning contribue ainsi à la stabilité du réseau électrique danois.

A Berlin, InnoZ, le Centre d’Innovation pour la Mobilité et le Changement Sociétal [1] teste, sur le campus universitaire EUREF, un système intégré de bornes de rechargement de voitures électriques relié au réseau qui utilise l’intelligence artificielle et des machines apprenantes pour optimiser le chargement des batteries et monnayer au mieux les surplus utilisés pour la régulation du réseau électrique.

Dans le futur les milliards de batteries du parc automobile mondial vont ainsi participer à la gestion globale de l’énergie. Les nouvelles technologies digitales permettront d’optimiser l’énorme capacité de stockage de ces batteries et de mieux réguler les flux d’énergie entre les utilisateurs et les producteurs. La voiture électrique s’inscrira alors dans le schéma d’ensemble de la politique énergétique au même titre que les bâtiments à énergie positive des « smart cities » ou que les petites centrales solaires décentralisées produisant une énergie intermittente par nature.

Cette fonctionnalité supplémentaire des véhicules électriques ainsi que la synergie entre mobilité et énergie décentralisée deviendront des sources de nouvelles opportunités d’emplois et de revenus.

Les pouvoirs publics, en particulier, les responsables de l’aménagement urbain, ont donc tout intérêt à anticiper pour planifier la création des infrastructures nécessaires pour le rechargement des batteries des futurs véhicules et leur intégration au réseau électrique global.

L’essor de la mobilité électrique va par ailleurs se traduire par une demande nouvelle et considérable de production d’électricité. Si on veut éviter le développement du nucléaire et le recours aux centrales à charbon, la transition énergétiques vers le solaire, l’éolien et les autres énergies douces deviennent une priorité à très court terme.

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[1] InnoZ : Innovationszentrum für Mobilität und gesellschaftlichen Wandel

A propos

Animé par Jacques Carles et Michel Granger, tous deux ingénieurs et « Philosophiae Doctor » de l’Université de Montréal, ce site se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir.


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