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La robotique s'intéresse au sexe

source : Realbotix

La sexualité prend une certaine autonomie par rapport à la procréation et à la parentalité. Avec le développement technologique, la liberté individuelle qui nourrit l’évolution des mœurs peut aussi conduire à des "innovations" qui, pour le moins, posent questions.

Ainsi la robotique et l’intelligence artificielle préparent l’arrivée de robots sexuels à l’apparence humanoïde hyperréaliste avec des matériaux de synthèses reproduisant la peau humaine à s’y méprendre. De tels robots peuvent être programmés afin qu’ils soient en mesure de tenir une conversation et de répondre à toutes les sollicitations imaginables.

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L'effet papillon

Le météorologue Edward Lorenz, lors d'une conférence en 1972, s’interrogeait : "Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?". Il donnait ainsi une illustration imagée d’un des concepts majeurs de la science du 20ème siècle : la théorie du chaos.
Aujourd'hui, un minuscule micro-organisme prend ses aises dans un pangolin du marché de Wuhan et de fil en aiguille, la Chine arrête ses usines, les avions ne décollent plus, les écoles se ferment et des milliards d’humains se confinent dans la plupart des pays du monde. Le corona virus qui sème ainsi le chaos sur la planète a remplacé le papillon de Lorentz.

C’est le philosophe français d'origine allemande Paul Henri Thiry, baron d'Holbach (1723-1789) qui, dès 1770, infère que la matière, dans un contexte d’existence éternelle, « agit par ses propres forces et n'a besoin d'aucunes forces extérieures pour être mise en mouvement » ; ce qui l’autorise à écrire "qu'il n'est point de cause si petite ou si éloignée qui ne produise quelquefois les effets les plus grands et les plus immédiats sur nous-mêmes". Il entérine de la sorte le lieu commun : petites causes, grands effets !

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Koyaanisqatsi: que voulons-nous ?

Dans son film "Koyaanisqatsi" produit par Francis Ford Coppola et construit autour des messages des indiens Hopis, Godfrey Reggio nous proposait en 1982 un documentaire fascinant et visionnaire sur la beauté de la « bête » (la technologie) et la condition humaine. Olivier Gabriel nous présente ci-dessous cette œuvre majeure classée au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès à Washington et dont les interrogations sont toujours actuelles.

Le réalisateur Godfrey Reggio ne raconte pas une histoire, mais propose des images invitant le spectateur à considérer le monde où il vit sous un angle différent. Il oscille entre ce qu'il nomme « la beauté de la bête », c'est à dire la technologie, et la critique de celle-ci ; il montre notamment une grande ville vue du ciel qui, si l’on diminue l’échelle, se transforme peu à peu en circuit de microprocesseur. Vus d’ici, en bas, les hommes paraissent libres de faire ce qu’ils veulent, mais si l’on s’élève, en altitude, on voit qu’ils ont à peu près autant de liberté que des électrons dans un circuit imprimé, ou des souris dans un labyrinthe de laboratoire ! Le film fait se succéder les plans d'ensemble (Monument Valley, New-York, vues aériennes de foules) et d'individus particuliers, les contrastes jour-nuit, l'agitation du trafic routier et le calme des couchers de soleil reflétés sur les façades d'immeubles. Vers la fin, dans une partie de vingt minutes, une séquence en accéléré alterne la frénésie urbaine (l’activité productive incessante) avec des séquences au ralenti de personnes qui respirent l’ennui et la dépression : elles ne sont plus au travail ou n’en ont pas… Un lien se tisse tout au long du documentaire avec les prophéties hopis qui sous-tendent sa construction : il s'ouvre sur les figures d'un pictogramme amérindien dessiné sur une paroi d'un canyon de l'Utah, se termine sur celles-ci, et Koyaanisqatsi, le titre, signifie aliénation en langue hopi... On retient que la technologie, qui n'était qu'utilitaire du temps des Hopis, est omniprésente aujourd'hui et se développe selon sa logique propre, hors contrôle. Elle nous échappe, et on voit le résultat avec l'actualité récente de la pandémie du Coronavirus… 

Olivier GABRIEL

La bio-informatique arrive

Une étrange mutation est en train de s’opérer actuellement dans le domaine de la microélectronique sans que nous, utilisateurs lambda d’ordinateurs primaires : portables ou de bureau, en soyons forcément conscients. Le « mariage » de l’informatique avec la biologie ouvre d’insondables horizons et suscite maintes interrogations.

Avec les ordinateurs classiques, ces machines à calculer à base d’électronique utilisant microprocesseurs et autres « puces », on s’acheminait logiquement vers une intelligence artificielle « minérale et électromécanique » n’ayant rien à voir avec celle qui fonctionne dans notre boîte crânienne. Tout cela restait dans la continuité de la révolution technologique du 19ème siècle : l’ordinateur ne représentait que la forme sophistiquée et miniaturisée des énormes enchevêtrements de circuits intégrés et de transistors interconnectés des années 60 du siècle dernier.

En 1964, on faisait tenir sur un « boîtier » 10 transistors, en 1984, plus d’un million. Aujourd’hui, la miniaturisation a atteint ses limites pour la technique de fabrication de circuits microscopiques permettant d’interconnecter les transistors. La gravure du silicium pour relier entre eux les transistors dite photolithogravure consiste à empiler à la surface d’une plaquette de silicium à 99,9 % de pureté des couches (wafer) « gravées » de plus en plus finement pour en faire tenir le plus grand nombre possible sur la même surface. La finesse des gravures est passée d'une centaine de nanomètres au début des années 2000 à une dizaine aujourd'hui. On estime que le nanomètre (un milliardième de mètre) est la limite ultime. Ainsi, la fameuse loi empirique dite de Moore qui voyait tous les 2 ans doubler le nombre de transistors sur un microprocesseur (centre nerveux de l’ordinateur) et donc doubler aussi les performances de la « bécane » ne saurait se perpétuer. 
Pour créer ses ordinateurs, l'homme avait choisi la voie de l’électronique et les lois de la physique du solide. Pour atteindre une intelligence artificielle dite "dure", il avait opté pour une logique radicalement différente de celle suivie par le vivant. Cette voie semble finalement une impasse. La miniaturisation ne peut se poursuivre à l’infini pour suivre la demande des ordinateurs de toujours plus de puissance et de possibilités de calcul. Plutôt que de s’escrimer à vouloir repousser des limites extrêmes par des expédients, certains prônent une autre voie : celle de  l’intelligence artificielle dite "molle".

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La mort en option ?

Immortel

En 1950, l’espérance de vie à la naissance était de 37 ans en Afrique et de 42 ans en Asie alors qu’elle était de 64 ans en Europe et de 69 ans en Amérique du Nord. En 2015, l’Afrique avait déjà fait un bond et affichait une espérance de vie à la naissance de 62 ans. Cette même année l’Asie, avec une espérance de vie de 73 ans, avait presque rattrapé l’Occident (78 ans en Europe et 79 ans en Amérique du nord). Selon les projections des Nations-Unies, d’ici la fin du siècle l’espérance de vie à la naissance se situera entre 80 et 90 ans sur tous les continents. L’espérance de vie de l’homme s’approchera alors de celle… de certains homards qui vivent environ 100 ans grâce à la présence dans cet animal d’un enzyme qui ralenti le processus de vieillissement de l’ADN.

Est-il possible d’aller au-delà ? Des chercheurs le croient.

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A propos

Futuroscopie se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle. L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir. Les contributions pertinentes sont les bienvenues.


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